Malus et retraite complémentaire, site de La Herse

 

Courrier 150

 

 

 

Agenda

Semaine du lundi 2 novembre au vendredi 6 novembre 2015 (14, rue de Tlemcen) 

Compétences

Lundi 2 de 15h30 à 17h : Groupe Prod

Lundi 2 à 17h : Bureau de La Herse

Mardi 3  de 10h à 12h : Atelier  numérique solidaire (accueil individuel)

Mardi 3 de 16h à 19h: Collectif d’organisation Courbevoie (48 rue de Colombes, salle Corail)

Jeudi 5 de 9h à 12h : Accueil collectif Courbevoie (48 rue de Colombes, salle Corail)

 Jeudi 5 de 9h à 12h : Participation à la journée de concertation sur le PPIE dans le 20ème (voir courrier 148) 

 Jeudi 5 à 17 h : Atelier interne Budgétisation

Vendredi 6 de 9h à 17h : 6ème journée de formation interne 

 

 

Comprendre…

Les enjeux des décisions actuelles sur la retraite complémentaire

 

 

 Alors que les décisions devraient être signées par les partenaires sociaux ce vendredi 30 octobre 2015, il est utile de dire que c’est la double peine qui menace aujourd’hui deux catégories de futurs retraités de 2019 (les seniors qui sont actuellement demandeurs d’emploi, les femmes, c’est-à-dire ceux qui auront des difficultés à réunir 25 bonnes années de cotisation). C’est dans le Monde Diplomatique du 27 octobre (voir et lire attentivement l’article complet) que nous avons trouvé la meilleure synthèse des difficultés à venir autour du nouveau système de Bonus Malus, extraits :

 

« À partir de 2019, une personne qui a atteint l’âge légal de départ à la retraite (62 ans) et toutes les annuités exigées pour bénéficier du taux plein se verra appliquer un abattement de 10 % sur sa pension complémentaire, et ceci pendant trois années (deux années fermes, l’application la troisième année sera éventuellement rediscutée en 2021). Pour éviter cette perte, la personne devra rester en emploi un an de plus, jusqu’à 63 ans donc. Plus généralement, à partir de 62 ans, toute personne qui arrive au moment où elle obtient toutes les annuités exigées pour le taux plein devra travailler un an de plus pour ne pas subir d’abattement sur sa pension complémentaire — lequel ne s’applique plus à partir de 67 ans. Le principe de cette mesure est donc à la fois de reculer d’un an, de 62 à 63 ans, l’âge d’ouverture du droit à la retraite à taux plein, mais aussi d’allonger d’un an la durée de cotisation ouvrant le droit au taux plein pour la pension complémentaire ! Certes, il est prévu un abattement réduit (5 %), voire nul, pour les retraités dont la pension est assez faible pour être éligible au taux de contribution sociale généralisée (CSG) réduit ou nul. …/… (nous y reviendrons, note de La Herse) …/… Les chômeurs et les femmes plus pénalisés : Ce système de malus et bonus permettra, selon le patronat, d’agir sur le comportement des salariés à qui il reviendrait ainsi de décider de poursuivre ou de cesser leur activité, selon le niveau de pension souhaité. La fameuse retraite à la carte ! On mesure la tromperie de cet argument lorsqu’on sait que 56 % des personnes ne sont plus en emploi au moment où elles liquident leur retraite. Que signifie alors cette incitation à travailler plus longtemps ? Pour l’instant, dès que les chômeurs atteignent la durée de cotisation exigée (les périodes de chômage indemnisé valident une durée de cotisation), ils sont mis d’office à la retraite selon le règlement actuel de l’assurance chômage. Subiront-ils alors l’abattement ?  Comme dans les réformes du régime de base, l’augmentation de la durée de cotisation et le report de l’âge d’ouverture des droits pénalisent davantage les femmes car elles ont toujours aujourd’hui des carrières plus courtes. Leur pension moyenne en 2014 ne représente que 60,5 % de celle des hommes, pourcentage qui tombe même à 40,2 % pour la pension servie par l’Agirc. Elles liquident leur retraite plus tard que les hommes (8 mois plus tard en moyenne à l’Arrco, à 62,5 ans). En outre, même si une femme a une pension très faible, elle ne sera pas pour autant exonérée de l’abattement, car le critère retenu renvoie en réalité au revenu du couple, comme on l’a vu plus haut. »

 

www.laherse.fr

Changements en cours…

Formation

 

Réorganisation en cours sur le site de La Herse. Tout d’abord, vous l’avez remarqué, un logo est apparu, merci à Dominique… Voici les 3 grandes orientations mises en œuvre progressivement pour début 2016 1° Un traitement amélioré des ressources.  Une entrée nouvelle permettra d’indexer et de trouver plus facilement tous les articles ou références de La Herse autour de 3 thèmes principaux (les droits, l’accès à l’emploi, le passage à la retraite). Cela se fera avec le souci de contrer, par l’apprentissage collaboratif, les effets négatifs de dématérialisation des services. La fusion du Blog et du Courrier actuel, avec élargissement de sa diffusion. Création aussi sur le site d’une page « actualités » avec des articles de fonds plus longs que ceux du Courrier Le développement par le  site des usages numériques entre membres de La Herse, entre collectifs de seniors, entre participants aux différentes actions (Chat, réunions vidéo, forums, outils collaboratifs, rendez-vous téléphoniques…).

 

 

Contact et précisions : Rémi Rousseau au 06 48 66 77 26 ou écrire à contact@laherse.fr