Ville de Paris :  Coworking de La Herse avec le GJCP

La Ville de Paris a retenu le projet du groupement des Jeunes Créateurs Parisiens (GJCP) en relation avec la Herse pour la création d’un espace de CoWorking. Ce projet démarrera sans doute lors du 4ème trimestre 2015,   dans le 20ème arrondissement de Paris. Il présente la particularité de promouvoir la rencontre intergénérationnelle. Le Journal du Dimanche du 7 juin présente l’ensemble du dispositif ainsi créé par la Ville de Paris, infos que l’on retrouve sur le site du JDD à l’adresse suivante :

http://www.lejdd.fr/JDD-Paris/La-Mairie-de-Paris-va-financer-14-espaces-de-coworking-736480

 

Voici un extrait de cette présentation par le JDD :

 

.../..."Groupement des Jeunes Créateurs Parisiens (GJCP) - 61, rue des Amandiers (20e) : L’action du GJCP vise à favoriser l’insertion sociale et professionnelle des personnes éloignées de l’emploi à partir de l’expression de leur envie de création d’activité. Le GJCP, en partenariat avec La Herse (association de seniors dont la plupart sont demandeurs d’emploi), souhaite ouvrir un espace de travail collaboratif pour mutualiser les outils et la mise en pratique de savoirs et de compétences à destination d’étudiants, d’entrepreneurs et de seniors. Dans le cadre de l’accompagnement de la formation mise en place et sanctionnée par le Diplôme d’Université de Créateurs d’activité (DUCA) en partenariat avec l’IUT Paris Descartes et la BGE PariF, le GJCP souhaite favoriser les liens entre étudiants et entrepreneurs en aménageant un espace de coworking intergénérationnel".../...

 

Projet de La Herse pour un coworking intergénérationnel

Pour mémoire, l’association GJCP a largement été déterminante dans le lancement et le développement de La Herse depuis Octobre 2012. Dans le cadre de ce projet de Coworking, l’argumentaire développé par notre association  a été le suivant :


-        Les compétences des seniors

Ce qui caractérise les seniors, c’est de cumuler à la fois expérience professionnelle (savoir, distance et autorité que confère la carrière) et expériences professionnelles (diversité des champs et des situations de travail). Si « expérience » et « expériences » se cumulent pour permettre un retour au travail plus aisé que pour d’autres demandeurs d’emploi, l’employabilité des seniors est entachée aujourd’hui par le retard qu’ils ont souvent pris dans l’adaptation aux nouvelles  formes d’organisation du travail. Et au premier rang de ces nouvelles formes, il y a la numérisation du travail et les manières nouvelles de communication et d’organisation du travail que cette numérisation a imposées. Les seniors de La Herse appartiennent à une génération qui a connu l’arrivée des terminaux dans les entreprises. Mais cette génération a rarement reçu la culture numérique et les agilités de base qui permettent une adaptation rapide lorsque les postes transforment le travail dans son exécution et son organisation.

-        Les compétences des jeunes

Les jeunes, liés au GJCP, possèdent pour la plupart ces agilités numériques, ils maitrisent les nouveaux codes d’organisation du travail hyper-productif. Les plus jeunes, au contraire des seniors, ne disposent pas ou peu « du savoir, de la distance et de l’autorité que confère la carrière » ni de « la diversité des champs et des situations de travail » que confèrent des expériences professionnelles variées. Ils connaissent  souvent des difficultés d’expression écrite.

-        Un compagnonnage donnant-donnant

Il y a donc place d’une rencontre entre jeunes et seniors pour un échange fructueux et égal. Cette rencontre nécessaire et utile relève à la fois des valeurs de partage, de solidarité et d’échanges non monétaires.  Ces échanges non monétaires sont rentables immédiatement dans les effets produits de  la dynamisation  des projets du jeune créateur d’activité autour de son projet professionnel et personnel, mais aussi des compétences du senior par l’amélioration de sa capacité d’intégrer la dimension numérique dans ses recherches professionnelles

Dans ce compagnonnage nouveau,  autour d’un ordinateur, chaque projet doit avancer, celui du jeune comme celui du senior.

 

La Herse souhaite aussi changer la représentation d’inégalité liée à celle du tutorat, où classiquement le plus âgé apporte au plus jeune, où le plus âgé des deux ne saurait  rien recevoir du plus jeune. Ces périodes d’apprentissages réciproques en Co-Working réorganisent les relations parce que les plus jeunes peuvent reprendre confiance dans la société adulte avec cette occasion de transmettre,  et parce que les seniors doivent apprendre à s’appuyer sur ceux qui maîtrisent. Pour certains domaines, les jeunes font autorité !»…/…

 

 Cet argumentaire de La Herse peut-il inspirer d'autres projets ?