mer.

15

oct.

2014

Les sites  d’emploi sur Internet  / Développer sa stratégie personnelle

Le groupe « Prod » de La Herse a produit un travail original de repérage des sites Emploi, offres et diffusion. En effet, des sites favorisent l’accès aux emplois, d’autres la préparation et la circulation de son propre CV et d’autres encore présentent d’autres particularités ou sont mixtes. La difficulté pour les seniors demandeurs d’emploi, c’est de comprendre comment la recherche d’emploi s’est sophistiquée (au risque d’exclure certains), puis de travailler sa stratégie personnelle par rapport à ces sites dont les caractéristiques sont assez différentes. 

Dans ce but, à la Herse, nous avons distingué : Les sites générateurs de CV, les sites diffuseurs de CV, les sites de réseaux et services avec rubrique Emploi, les sites diffuseurs d’offres d’emploi, les sites agrégateurs, les sites de secteurs professionnels.

Voici comment nous les définissons :

  1. Les sites générateurs de CV : On peut y organiser son CV . Par exemple : Doyoubuzz  / Pôle emploi etc.
  2. Les sites diffuseurs de CV : Le CV déposé peut circuler vers les entreprises ou les cabinets de recrutement.  Par exemple : QAPA,  Doyoubuzz, etc.
  3. Les sites de réseaux et services avec rubrique Emploi : Ce sont avant tout des réseaux, mais avec une option sur la recherche d'emploi. Par exemple : Linkedin, Viadeo, leboncoin, etc.
  4. Les sites diffuseurs d’offres d’emploi : La collecte d'offre d'emploi est diffusée sur leur site. Par exemple : Pole emploi, ASH, Talents etc.
  5. Les sites agrégateurs : Ils compilent tout ce qu'ils trouvent sur les journaux, Pole emploi et autres sites. Par exemple : Indeed, etc.
  6. Les sites de secteurs professionnels : Ils sont dédiés à un secteur professionnel spécifique. Par exemple : ASH,  lesjeudis etc.

Il ne suffit pas de comprendre l’articulation de ces sites pour faire sa propre stratégie. Il est aussi nécessaire de savoir utiliser ces sites. C’est pourquoi, à la Herse, nous proposons un petit module de présentation rapide de chaque site cité ci-dessus et des modalités pour les utiliser au mieux. Par exemple, il faut apprendre à savoir utiliser Leboncoin.fr pour une recherche très ciblée localement, ou encore ne pas oublier d’utiliser les services intégrés du site de Pôle emploi qui a amélioré largement son efficacité…

La prochaine réunion de La Herse sur ce sujet se tient le lundi 27 octobre de 9h30 à 12h au siège de la Herse (61, rue des amandiers 75020-Paris). Pas d’inscription préalable mais adhésion à La Herse obligatoire sur place pour les non-membres (10 euros)

mer.

24

sept.

2014

La nouvelle convention Unedic et les seniors

Une synthèse, pour commencer

La nouvelle convention Unedic du 14 mai 2014 change différentes règles pour l’ensemble des demandeurs d’emploi. A ce titre, chacun en doit comprendre la portée.

Le document téléchargeable ci-dessous a été préparé par le « groupe Veille » de La Herse.

Il synthétise :

-       les « invariants » par rapport à la convention précédente

-       les « principales modifications » apportées  (effectives au 1er juillet ou au 1er octobre).

 

Ce document est aussi très utile parce qu’il  concentre dans sa dernière partie les liens vers les documents et les pages Internet de l’Unedic qui permettent de mieux appréhender les modifications.

 

Voici les 2 points clés de la convention Unedic que le « groupe veille » va approfondir ici-même dans les semaines qui viennent:

-       Ce que sont les « droits rechargeables »

-       Comment s’active aujourd’hui le « cumul » des allocations avec une « activité réduite »

Nous aurons le souci d’expliciter les apports en clarté de cette convention pour reprendre une activité (réduite ou non, sur une durée même limitée), ce qui pour les seniors peut être tout à fait déterminant pour avancer.

LA HERSE Présentation de la nouvelle con
Document Adobe Acrobat [598.2 KB]
Télécharger
0 commentaires

mer.

17

sept.

2014

Un décret optimise le Contrat de génération

Excellente nouvelle pour les seniors au chômage !!!

L'aide  financière à l'embauche de seniors dans le cadre du Contrat de génération est assez fortement majorée par le gouvernement depuis le 15 septembre.

L’aide à l’embauche d’un senior extérieur (liée à l’embauche d’un jeune) passe à 8000 euros. L’aide pour le seul maintien d’un senior en entreprise (toujours liée à l’embauche d’un jeune) reste à 4000 euros.

L’embauche de seniors était jusqu’à ce jour « infinitésimale » dans le cadre du Contrat de génération. Et cela  pour les quelques 30 000 demandes d’aides financières qui ont été sollicitées à ce jour par les entreprises auptrès de Pôle Emploi. Les nouveaux Contrats de génération ont souvent consité jusqu’à ce jour en simple reconduction (avec  quelques ajustements) des Plans seniors qui avaient été conclus quelques années auparavant. Avec ce décret, les signataires des accords de Contrat de génération reçoivent maintenant un signe pour sortir de la seule défense de l’emploi acquis par les travailleurs les plus âgés dans leurs murs.

 

Pour en savoir plus :

- sur le Contrat de génération : Cliquer ici

-sur le texte du décret du 12 septembre 2014 : Cliquer ici

Extrait du décret : « Le présent décret crée une majoration de l’aide financière attribuée aux entreprises dans le cadre du contrat de génération, pour celles d’entre elles qui recrutent simultanément un jeune et un salarié âgé. Actuellement, une aide de 4 000 euros est accordée pour les entreprises qui, d’une part, recrutent en contrat à durée indéterminée un jeune de moins de 26 ans ou un jeune de moins de 30 ans bénéficiant de la reconnaissance de travailleur handicapé et qui, d’autre part, maintiennent dans l’emploi en contrat à durée indéterminée un salarié âgé d’au moins 57 ans, un salarié d’au moins 55 ans au moment de son embauche ou un salarié d’au moins 55 ans bénéficiant de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé. Le présent décret porte cette aide à 8 000 euros pour les entreprises qui recrutent un jeune de moins de 26 ans en CDI et embauchent, simultanément ou au plus tôt six mois avant ce recrutement, un salarié âgé d’au moins 55 ans ».

CT / 17 septembre 2014

0 commentaires

jeu.

22

mai

2014

Nous avons lu très attentivement...

 

Notes de lecture

DRH, LE LIVRE NOIR

Jean-François Amadieu

Editions du Seuil, 2013 – POINTS

 

Ce livre est une charge en règle et très documentée contre les pratiques des DRH concernant les recrutements, l’évaluation, les salaires et carrières.

 

Jean-François Amadieu est un sociologue spécialiste de la gestion des ressources humaines et des relations sociales. Sur Internet, on trouve des pages listant ses travaux que je vous invite à consulter : http://cergor.univ-paris1.fr/cvcergors/CV_Amadieu.htm. Il a, en particulier, fait des « testings » pour repérer les discriminations à l’embauche pour la Halde.

 

Ses arguments sont concrets et illustrés d’exemples. J’ai seulement regretté qu’il reste au niveau de la critique et propose assez peu de solutions. Probablement rêve-t-il d’un monde où l’égalité serait la règle grâce à des méthodes objectives. Mais les relations humaines ne sont toujours objectivables !

 

Ses critiques portent, dans le livre, sur les principaux sujets suivants :

  • Les techniques de recrutement utilisant parfois des outils inefficaces (graphologie) ou carrément ésotériques (astrologie, numérologie, tarot….
  • Les fréquents recrutements par réseaux et cooptations qui ne donnent pas une égalité de chances à chaque individu, ni l’assurance pour l’entreprise de recruter le candidat le plus performant.
  • Le recours quasi systématique à l’entretien de recrutement qui privilégie le clonage ou une sorte d’ « endogamie » (la ressemblance rassurant), mais aboutissant à une sorte de note de gueule qui handicape les personnes dont l’apparence n’est pas parfaite ou conforme.
  • La difficulté de gérer les problèmes de non-discrimination (refus des entreprises d’utiliser des CV anonymes) qui laisse parfois la place à une communication sur la diversité, plus affichée que réelle.
  • L’importance encore des réseaux (familles, amis, religion, politique, franc-maçonnerie… qui ont un impact sur l’évolution des salaires et des carrières.
  • Le recours immodéré à des coaches, membres d’une profession non réglementée où le meilleur côtoie le pire.
  • Le traitement de la diversité quadrature du cercle où la mesure de certains paramètres est interdite ou impossible, se traduisant par une mise en valeur des minorités visibles obtenues grâce à une discrimination positive cachant de fait des inégalités.
  • L’impuissance des DRH, évincés par les financiers, qui réapparaissent pour traiter des risques psychosociaux qu’ils n’ont pas vu venir.

 

Ayant fait moi-même du recrutement et de la gestion des RH, j’ai été très intéressée par ses analyses et conclusions avec lesquelles je suis d’accord. Un point m’a particulièrement marquée : la brèche ouverte dans les principes d’égalité, par l’introduction des quotas d’handicapés et de parité dans les conseils d’administration.

 

Sylvie LELIEVRE, 16 mai 2014 

0 commentaires

mar.

08

avril

2014

Débat avec le syndicat UNSA

Chômage : 

Invisibilité des Jeunes

Invisibilité des Seniors

 

Assemblée générale de La Herse

14 mars 2014, Salle du Conseil - Mairie du 20ème arrondissement

 

M. Julien Bargeton, premier adjoint à la Mairie du 20e, a accueilli les participants de l’assemblée générale de La Herse en souhaitant à tous qu’elle leur soit fructueuse. Il a dit sa satisfaction que La Herse initie, avec les acteurs locaux dans  le 20e  arrondissement, l’action  « Favoriser le retour à l’emploi des seniors parisiens ». Il s’est félicité que ce projet de La Herse soit soutenu par la Ville de Paris. M. Bargeton a dit le très vif intérêt des élus pour ce type d’initiatives locales et il a manifesté sa volonté d’être associé au suivi de ce programme pour en envisager les suites à donner.

 

La  première partie de l’AG de la Herse a été consacrée à un échange croisé de La Herse avec Claire Caboche du syndicat UNSA. Le thème choisi était : « Politique de l’emploi, invisibilité des jeunes et invisibilité des seniors ».

En effet, Claire Caboche nous a fait le plaisir de venir à notre AG et cela à double titre. Premièrement, l’Union départementale parisienne de l’UNSA (Union nationale des syndicats autonomes /http://www.unsa-ud75.fr/0441909d2309b8501/index.html), a été retenue par la Ville de Paris, comme La Herse, pour développer l’action « Favoriser le retour à l’emploi des seniors parisiens ». Qu’un syndicat s’engage ainsi sur le terrain concret de l’accompagnement de seniors au chômage est un évènement très significatif de la mobilisation de tous pour « faire bouger les choses ».  Deuxièmement, il se trouve que cette syndicaliste a développé, en lien avec Philippe Meirieu, un travail de thèse centré sur « La jeunesse invisible ou les jeunes de nulle part, ni en emploi, ni en formation, ni en accompagnement ». Claire Caboche estime qu’environ deux millions de jeunes de moins de 26 ans ne sont ni en emploi, ni en formation. Les jeunes rentrent en invisibilité, dit-elle, pour de multiples raisons. La complexité de leurs situations, et le défaut notamment de comptage précis, rendent difficile leur repérage. Claire Caboche met en garde contre une idée fausse : On a pu considérer un temps que ces jeunes étaient  principalement issus des milieux défavorisés, on les retrouve maintenant dans toutes les catégories socioculturelles de la population.Ces jeunes, relève-t-elle, ont une image désastreuse d’eux-mêmes : « Je ne suis (plus) rien ». Ce qui les relègue au ban de la société et leur ferme toutes les portes (emploi, logement, indépendance…). Nombre d’entre eux souffrent de troubles psychiatriques plus ou moins bien pris en compte et traités.Pour arrêter le « flux » montant de ces invisibles, il est urgent d’agir en tablant tout d’abord sur la mobilisation de l’Education nationale pour mieux former les jeunes et ne plus les abandonner, sur une revalorisation de la formation professionnelle et sur une véritable orientation choisie. Mais pour ceux qui sont déjà sortis de la voie « royale » sans suivi, ce que Claire Caboche appelle le « stock », comment les trouver, comment les accompagner à retrouver une dignité et les réinscrire dans la société, comment les ramener dans une dynamique positive ?Parce qu’elle a travaillé avec son syndicat sur la mise en place du Contrat de génération, elle estime qu’il existe une prise de conscience de son syndicat sur le chômage des jeunes et sur celui des seniors.

 

La Herse n’oppose pas les jeunes et les seniors, ces derniers étant assez satisfaits que leurs propres enfants soient l’objet d’une attention soutenue des politiques publiques. La Herse estime qu’il y a aussi une invisibilité du chômage des seniors. Si Claire Caboche a pu souligner  que les jeunes dits « invisibles » sont parfois visibles dans la rue…, c’est moins le cas des seniors selon Christian Tubeuf intervenant pour La Herse. Et cela est aggravé par le manque de moyens mobilisés à l’intention des seniors demandeurs d’emploi : Pas ou très peu de politiques publiques spécifiques, pas d’intellectuel comme Bertrand Schwartz à son époque pour sensibiliser au chômage des seniors, pas de missions locales dédiées, pas de grands colloques, pas d’Emploi d’avenir,  pas d’étude sur les nouvelles formes de paupérisation des seniors alors que le passage à la retraite recule, pas de seniors relais dans les entreprises et rarement des tuteurs jeunes lors de l’embauche de seniors…etc. Le débat avec la salle a permis de valoriser le rôle d’aiguillon et de révélateur lorsque des collectivités locales créent du dispositif nouveau en réponse locale au déficit des politiques publiques. L’accent sera alors mis par un participant sur le rôle que jouent les syndicats dans les négociations, tant au niveau très local d’une entreprise  (GPEC, plans seniors, Contrat de génération) que pour les grandes négociations nationales.

 

La Herse appuie la promotion du Contrat de génération auprès des entreprises. Aujourd’hui, en l’état, la sensibilisation des entreprises, c’est la moitié du travail à faire. L’échange avec la syndicaliste de l’Unsa permet d’ouvrir une piste, celle de sensibiliser de manière nouvelle les syndicats au chômage des seniors. Enfin, ayant rappelé  les demandeurs d’emploi peuvent se syndiquer, Claire Caboche invite La Herse à concevoir avec l’UNSA une initiative prochaine vers les syndicats au niveau départemental, et particulièrement un « mode d’emploi » syndical de l’emploi des seniors, à l’image de celui réalisé par eux sur l’emploi des jeunes. L’invitation est enregistrée !

0 commentaires